07 novembre 2009
Déménagement
Après 111 notes et plus de 10 000 visiteurs, Voyage au centre de la BD change d'adresse.
Désormais, je vous donne rendez-vous ici.
Merci
18 septembre 2009
Un Portfolio à feuilleter absolument à la Bellevilloise
Jeudi soir avait lieu à la Bellevilloise (19-21 rue Boyer, Paris 20ème) le vernissage du premier 
Festival des arts graphiques, autrement appelé Portfolio. Le concept est à la fois simple et original : dresser un panorama des arts graphiques en 1000 m². On est d'accord, les arts graphiques, c'est vaste. Le terme englobe aussi bien la bande
dessinée que la gravure, l’illustration, le design, la
typographie, les tampons, les art toys ou le graff. Mais Portfolio n'a pas la démarche d'un musée ou l'ambition de faire un portrait définitif du sujet. Ici, on parle d'art vivant, de performance, on picore, on découvre. Et pendant les trois jours que va durer le festival, le programme va être particulièrement chargé et alléchant.
Le dessinateur Serge Clerc est à l'honneur. Outre l'affiche du Festival, Portfolio présente une exposition rétrospective de son œuvre.
30 illustrations pour 30 ans de carrière où l'on suit l'évolution de son trait, d'abord rond comme celui de Giraud, Tardi ou Margerin, puis de plus en plus pointu au fur et à mesure qu'il s'inspire de celui de Jijé.

Au rayon des expositions, on trouvera également un accrochage d'œuvres de graphistes pour les 50 ans de la police Helvetica, une présentation d'Art toys organisée par Artoyz Paris et un mur de strips. Les collectifs de graphistes seront présents en nombre et réaliseront des performances live. Pourquoi alors ne pas citer Sofarida, collectif multi-disciplinaire qui manie aussi bien la caméra vidéo, la platine et le crayon que l'humour (voir à gauche et à droite) ?
Les cinéphiles apprécieront la projection de la fascinante suite de court-métrages d'animation Peur(s) du noir et d’un film sur la
police Helvetica. Les mélomanes iront assister chaque soir à un concert
illustré (voir à gauche le concert de Bad Mama Dog illustré par Romain Mocelli). Le petit conseil en plus : ne manquer sous aucun prétexte Aribo illustré par Jean-Paul Krassinsky vendredi soir.
Impossible également de ne pas visiter le stand de Vincent Sardon encombré 
par les impayables tampons qu'il confectionne lui-même. Comment ? Vous ne connaissez pas le tampographe Vincent Sardon ? Alors il est grand temps de se ruer sur son blog pour découvrir l'innombrable gamme de tampons (cliquer ici et dans la colonne de droite). Il y en a bien un qui vous conviendra.
Un festival sans dédicaces serait voué aux gémonies. 72 auteurs dont Serge Clerc, Mathieu Sapin, Bastien Vives, Florence Cestac, Edmond Baudoin, Guillaume Bianco, Jean-Paul Krassinsky, Monsieur le Chien et Jean-Luc Fromental seront donc présents.
Et pour clore cette énumération digne du Festival d'Angoulême, précisons que six tables rondes et deux conférences ponctueront le week-end. Ceux qui m'aiment prendront le train ou le métro pour assister à la table ronde que j'animerai dimanche à 16h00 sur le thème de "l'héritage de la BD franco-belge : ligne claire ou style atome ?" Une conversation à bâtons rompus en compagnie de Benoît Peeters, Didier Pasamonik et Jean-Luc Fromental.
Du 18 au 20 septembre à la Bellevilloise, 19-21 rue Noyer Paris 20ème, entrée payante disponible ici.
Images : © Thierry Lemaire.
16 septembre 2009
Moebius et l'art contemporain

Vendredi dernier, la FNAC des Ternes organisait une table ronde sur le thème "BD et art contemporain" avec une belle brochette d'invités. David Rosenberg et Pierre Sterckx, les commissaires de l'exposition Vraoum!, Gilles Barbier, plasticien très fortement inspiré par la BD dont on peut voir quelques œuvres dans l'exposition, Vincent Bernières, journaliste tout terrain spécialisé BD pour notamment Beaux-Arts Magazine, Eric Leroy, initiateur du département BD dans la maison de ventes Tajan, Jean-Jacques Launier, créateur de la galerie Artludik à Paris, et last but not least Jean Giraud-Moebius (photo ci-dessus) qu'on ne présente plus.
Difficile de résumer 1h15 d'une discussion somme toute assez intéressante. J'ai donc préféré laisser la parole aux deux doyens de l'assemblée, qui ,mais ce n'est pas une surprise, avaient le plus de choses à dire. Honneur à Moebius, du haut de ses 71 ans, qu'on ne se lasse pas d'entendre parler de l'origine de sa vocation (1/5), des codes en BD (2/5), de son travail d'artiste/artisan (3/5), de son opinion sur les Manga (4/5) et enfin de ses projets pour 2010 (5/5). Quant à Pierre Sterckx, de deux ans son aîné, impossible de passer à côté de sa faconde quand il raconte ses premiers souvenirs de bande dessinée (1/3), trousse la métaphore en décrivant une histoire de Töppfer - l'inventeur suisse de la BD (2/3) ou égratigne les marchands (3/3).
[pour passer d'un extrait à l'autre, appuyez sur les petites flèches du lecteur]
Le catalogue de Vraoum! sur Amazon
Images : © Thierry Lemaire.
10 septembre 2009
Promenade sur le Lac aux Vélies

Si vous aimez les ambiances qui dérangent, les dessins qui mettent mal à l'aise ou les univers étranges, une seule adresse en ce moment : l'espace EOF, rue Saint-Fiacre à Paris. Depuis hier, une exposition consacrée au Lac aux Vélies, ce conte musical imaginé par l'auteur-compositeur-interprète Nosfell (à droite), est présentée dans l'espace sur deux niveaux situé près des Grands Boulevards. Le chanteur avait créé cette composition pour la Cité de la Musique en 2007. Pour sa sortie en CD en juin dernier, le livret de ce "pop-opéra baroque" était publié en album par Futuropolis, illustré par Ludovic Debeurme. Tout ceci ne pouvait qu'accoucher d'un objet assez singulier.
Nosfell possède en effet la particularité de chanter en Klokobetz, une langue qu'il a inventée, mélange de sonorités slaves et de dialectes qui auraient leur place dans le Seigneur des Anneaux. Si la musique, aux accents classiques, n'a rien d'extravagant, le mélange des deux donne une curieuse impression à l'auditeur. Quant au dessin de Ludovic Debeurme, à mi-chemin entre Roland Topor, Stéphane Blanquet et Charles Burns, friand de situations grotesques et de freaks inquiétants, il place immédiatement le lecteur-voyeur dans une position inconfortable. Le dialogue entre ces deux univers procure une sensation de fascination ou de dégoût qui de toutes manières ne laisse pas indifférent.
La salle supérieure de l'espace EOF, claire et spacieuse, propose au visiteur les originaux des dessins réalisés pour le livret et des croquis inédits (voir ci-dessus). Les plus téméraires descendront dans les sous-sols du bâtiment pour découvrir l'installation constituée de tableaux, de fresques murales et de théâtres d'ombres (voir ci-dessous). L'entrée est gratuite, alors pourquoi se priver de cette découverte ?
Jusqu'au 19 septembre à l'espace EOF, 15 rue Saint-Fiacre Paris 2ème, entrée libre.
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Images : © Thierry Lemaire.
10 juillet 2009
Peter Pan, le film.
D'ici quelques semaines sortira le film Peter Pan, réalisé par Nicolas Duval (II), avec François Levantal dans le rôle de Crochet, Michel Muller dans celui de Mouche et Leslie Bourgouin (alias la chanteuse Leslie) en fée clochette. Un court-métrage inspiré de l'œuvre de Régis Loisel. Oui, bien sûr, la pièce de théâtre Peter Pan a été créée en 1904 par un certain James Matthew Barrie, mais le nom de l'auteur écossais s'est effacé derrière le succès de son personnage. Le film s'inspire donc de l'œuvre de Loisel et deviendra peut-être un long métrage si le succès du court est au rendez-vous. Voici deux (très) courts teasers pour patienter (cliquer dans la barre pour passer en plein écran).
29 juin 2009
Ankama a le sourire.

La 4ème convention Ankama qui a eu lieu ce week-end à la Porte de Versailles à Paris pose un nouveau jalon dans le développement de cet éditeur de (prendre son souffle) jeux en ligne/bandes dessinées/journaux/jeu de cartes/dessins animés/sites web/jeux sur mobile. Fondé à Roubaix en 2001, Ankama se développe sans faire trop de bruit, à son rythme, qui est quand même sacrément élevé. A la base de ce succès, Dofus, un jeu massivement multijoueurs où, à l'heure où je vous écris, 16 000 000 (!) de joueurs évoluent dans un monde heroic fantasy aux allures de dessin animé japonais. Pour information, sachez que l'abonnement mensuel à Dofus se monte à la somme (très raisonnable) de 5 euros. Je vous laisse faire le calcul. Les responsables d'Ankama ne se tournent pas les pouces pour autant. Ils embauchent (aujourd'hui 300 personnes travaillent pour la société qui est toujours basée à Roubaix), se diversifient (voir plus haut. A noter que la maison d'édition de bande dessinée est lancée en 2005) et communiquent (les premières conventions ont lieu à Lille et prennent tellement d'ampleur que la capitale est investie cette année). Si ça n'est pas une success story...
Mais alors, que peut-on trouver à la convention Ankama ? Et bien, l'événement repose en grande partie sur les déclinaisons liées au monde de Dofus. Et à tout seigneur tout honneur, le jeu lui-même. Des dizaines de dizaines d'ordinateurs sont installés pour que les joueurs puissent rassasier leur passion ou tout simplement découvrir le phénomène. Ne nous méprenons pas, si Dofus possède une esthétique et, disons, un ton général plutôt orienté jeunesse, la tranche d'âge des utilisateurs est beaucoup plus large que la seule adolescence (la richesse et la complexité du jeu y sont pour beaucoup). La preuve pendant le week-end.
Et que serait un salon orienté manga sans cosplayers ? Outre les statues monumentales montrées plus haut, on peut croiser en chair et en os un certain nombre de créatures tout droit sorties du jeu. Bravo à tous ces acharnés.
Pour les plus sportifs, un tournoi de... Boufbowl est organisé. Ne me demandez pas les règles. En tout cas, ça amuse beaucoup les enfants.
En continuant la visite, impossible de manquer l'espace produits dérivés. Et comment résister à l'achat d'un Tofu, d'un sac à dos Tiwabbit ou d'un coussin Chacha ? Tout cela est vraiment trop kawai.
Pourquoi, ensuite, ne pas faire un tour à l'espace jeu de cartes ? Au choix, spectacle sur écran géant de la finale du tournoi des champions ou affrontement en grandeur nature avec l'adversaire de son choix.
Enfin, le visiteur le plus résistant fera la queue pour les dédicaces de BD, ira faire un tour au stand des jeux sur mobiles et s'affalera comme un gros fruit blet dans ce que j'aurai la pudeur d'appeler "l'espace détente".
Même si la convention Ankama n'a pas en toute logique le succès et l'envergure du Godzilla Japan Expo (rendez-vous la semaine prochaine), elle a déjà fière allure. Certes, la connaissance du monde de Dofus est indispensable pour apprécier un tel événement. Mais ce genre de manifestation peut tout à fait servir de cours de rattrapage accéléré.
Images : © Thierry Lemaire.
23 juin 2009
Paris fait des bulles.
Si le guide du routard vous donne des boutons, si le guide vert vous ennuie (à part bien sûr Berlin, Prague et l'Autriche), et si vous comptez passer des vacances à Paris, voici l'achat à effectuer avant de faire vos bagages. Et puis si vous n'avez plus de sous pour prendre des vacances et si vous aimez la BD, ça marche aussi. Le guide Paris BD, rédigé par Thibaut Vandorselaer, va vous faire voir la capitale d'un œil neuf puisque toutes les illustrations des 15 promenades proposées sont tirées de bandes dessinées. Pas une seule photo, rien que des dessins. Libre à vous de prendre sur le chemin quelques clichés des monuments présentés (souvenons-nous qu'il est beaucoup plus difficile de faire le contraire).
Thibaut n'en est pas à son coup d'essai. Il a déjà publié les guides Bruxelles et Bruges selon le même principe. Avec Paris, il passe la vitesse supérieure : 350 pages, une centaine d'auteurs, 15 itinéraires qui passent devant les principales curiosités de la capitale. Passé, présent et même futur des monuments s'entrecroisent. Et c'est un bonheur de (re)découvrir Paris sous le crayon de Tardi, Bilal, Blutch, Martin, Jacobs, Uderzo et tant d'autres, et de comparer l'original à l'inspiration de l'artiste. Et puis pour chaque case, l'auteur n'oublie pas de replacer l'action dans le contexte de l'album concerné. Qu'on soit touriste ou bédéphile le plaisir sera au rendez-vous. Alors si en plus on est les deux en même temps...
Images : © Vandorselaer/Editions du Signe
02 juin 2009
Long time ago when they were fab.
Le jeu Guitar Hero d'Activision, sorte de karaoke pour guitariste amateur, fait un tabac dans le monde entier, vendu à des millions d'exemplaires. On sait peut-être moins qu'il possède un concurrent avec Rock Band, un jeu tout à fait identique mais créé par Electronic Arts. Le 9 septembre prochain (plus connu sous l'acronyme 09-09-09), le public risque fort d'entendre parler de ce dernier car sortira dans le monde entier The Beatles Rock Band, qui n'est ni plus ni moins que la déclinaison liverpudlienne du jeu. Et pour bien préparer les esprits à cette déferlante annoncée, un superbe trailer est déjà visible. Une animation parfaite qui reprend quelques étapes de la carrière des Fab Four. En ce qui concerne la bande son, le connaisseur sera considérablement choqué d'entendre Here Comes the Sun placée à l'époque de Sgt Pepper mais applaudira des deux mains le choix de la dernière chanson I am the Walrus, une des meilleures compositions de John. 2'29 de nostalgie.
29 mai 2009
Peellaert is only Rock'n'Roll (But I Like it).

Il fut un temps, les plus anciens d'entre nous s'en souviennent peut-être, où Photoshop n'existait pas. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les montages photographiques se faisaient à la main - mais oui ! - avec une bonne paire de ciseaux et de la colle Uhu en stick. Et pourtant, cela n'empêchait pas certains artistes comme Guy Peellaert de faire du très bon boulot.
En 1973, le plasticien belge publie en effet Rock Dreams, un recueil de collages et de textes illustrant les icônes du bon vieux Rock'n'Roll, alors à la croisée des chemins (Crossroads pour les amateurs de Cream et de Robert Johnson réunis). On se souvient qu'en 1968 paraissait Pravda la Survireuse, BD de Peellaert dans laquelle l'héroïne empruntait déjà ses traits à une chanteuse, en l'occurence Françoise Hardy. Dans Rock Dreams, la plume de Nick Cohn, immense critique rock, répond aux découpages de Peellaert. Un livre assez nostalgique, sorte de témoin de l'enterrement en règle des années 60, au sens propre comme au figuré (cf ci-dessous The End où Jim Morrison, Brian Jones, Janis Joplin et Jimi Hendrix, tous morts en l'espace de deux ans, partagent la même funeste affiche). Et aujourd'hui, le musée Maillol a la très bonne idée d'exposer 30 de ces œuvres pour faire revivre quelques semaines l'insouciance des années 50 et 60.
La galerie de portraits est savoureuse (encore plus pour les connaisseurs) et l'humour de Peellaert sonne juste. Bercé par une bande son appropriée, le visiteur exécute quelques pas de danse en passant de cadres en cadres. Certains, les plus atteints, restent plantés de longues minutes devant des visuels bien précis. Les internautes qui me font l'amitié de visiter régulièrement ce blog savent bien où je veux en venir. Il y aura d'abord Donovan, le ménestrel écossais présent en 1968 à Rishikesh pour écouter la bonne parole du Maharashi. Il y aura ensuite Phil Spector, le producteur fou coupable, selon McCartney, d'une tentative de Wall of sound pendant le mixage de Let it Be. Il y aura enfin Strawberry Fields, où les petits gars de Liverpool échappent, hilares, à tout ce que la couronne britannique compte de vieilles badernes.
Un artiste qui parle ainsi des Beatles ne peut pas être foncièrement mauvais. C'est d'ailleurs ce qu'ont pensé en 1974 les Rolling Stones en lui confiant la réalisation de la pochette de It's Only Rock'n'Roll (voir plus haut la version N&B) et David Bowie en faisant de même pour Diamond Dogs :
"Bye bye, bye baby, bye bye", une superbe exposition à voir au musée Maillol (Paris VIIè) jusqu'au 28 septembre.
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Images : © Thierry Lemaire.
24 mai 2009
Jeu, set et cases à Roland-Garros.

Après avoir fait le plein de terre battue, de balles sur la ligne, de services gagnants, de lobs liftés et de passing de revers, l'amateur de tennis a le droit de se détendre en visitant une exposition sur le tennis et la bande dessinée. Le Tenniseum, alias le musée du tennis à Roland-Garros, l'a fort bien compris en organisant "Bulles et balles", une sympathique exploration de la représentation de ce sport de gentlemen à travers le 9ème art. Et bien contrairement à ce que l'on pourrait croire, on ne s'ennuie pas une seconde en parcourant les 800 m² d'une exposition variée et cohérente. Certes, les planches de Raymond Reding, auteur de la série Jari dans laquelle évolue le champion Jimmy Torrent (triple vainqueur de Roland-Garros, ce n'est pas rien), et d'André Chéret, qui délaissa un court instant Rahan pour dessiner l'épopée de Yannick Noah en 1983, sont un peu datées, mais il fallait bien les présenter pour donner corps à un parcours en huit chapitres (Du jeu de paume au tennis moderne, Les règles de l'art, Pour l'amour du geste, Blessures d'amour-propre, Tournois et spectateurs, Training et coaching, La solitude du héros et L'épopée des champions).
Et puis le tout est saupoudré de planches ou de cases extraits de séries que l'on connaît mieux et dont le sujet n'est pas spécifiquement le tennis. Les cases de Bécassine, Boule et Bill, Léonard, Cubitus, Mademoiselle Louise, Babar prennent toute leur saveur. Pour couronner le tout, quelques planches originales parsèment l'exposition. Et pas n'importe lesquelles. Une de Mademoiselle Louise de Geerts, une de Taka Takata de Vicq et Azara, mais surtout un Snoopy et un Marsupilami de toute beauté (celui où le surprenant animal assiste à un match de tennis et attrape la balle avec sa queue au milieu d'un point décisif).
Si je vous dis qu'en plus de tout ça, vous trouvez un espace dédié au Rendez-vous de Sevenoaks de Rivière et Floc'h (qui se déroule en partie dans un club de tennis), des dessinateurs en train de dessiner projetés sur une grosse gomme et un vrai-faux tournoi de Roland-Garros qui met aux prises Babar, Donald, Bécassine, Pif et bien d'autres, voue vous ruerez porte d'Auteuil. Et vous aurez raison.
Exposition "Bulles et balles", du 20 juin au 31 décembre 2009, Tenniseum de Roland-Garros.
Images : © Thierry Lemaire.


















































