Voyage au centre de la BD

Au cœur de la création, de l'actualité et du patrimoine de la BD. Il n'y a pas tout, mais il y a ce que j'aime.

07 novembre 2009

Déménagement

Après 111 notes et plus de 10 000 visiteurs, Voyage au centre de la BD change d'adresse.

Désormais, je vous donne rendez-vous ici.
Merci

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28 octobre 2009

Astérix sous l'oeil des archéologues.

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La journée scientifique organisée le 15 octobre dernier dans le cadre de l’événement "Drôle de Gaulois" à Bobigny, a mis au jour un élément nouveau pour l’historiographie d’Astérix : l’intérêt de la série pour la recherche archéologique.

Le colloque organisé par l’Université Paris 13 a permis un très intéressant dialogue entre les albums d’Astérix et la recherche archéologique sur cette période de l’Antiquité. Pour ouvrir la matinée, Didier Pasamonik rappela en plusieurs points la constitution du mythe d’Astérix. Il passa en revue les caractères de ce phénomène de l’édition dont le succès fut multiplié par la médiatisation des auteurs, la asterix02reconnaissance institutionnelle, les éditions pirates ou les différentes adaptations cinématographiques. Nicolas Rouvière (photo à gauche), Maître de conférence à l’Université Grenoble 1 et auteur de deux livres sur la série, détailla ensuite une typologie du rire des différents personnages créés par Goscinny. Sachez donc qu’il existe trois catégories : le rire des barbares (les pirates, les Goths et les Normands), le rire despotique de César et le rire démocratique des Gaulois.

Daniel Verba, Maître de conférence à Paris 13, axa son intervention sur la sociologie, en définissant asterix01l’attitude d’Astérix et Obélix face à l’étranger, puisque plus de la moitié des albums se situent hors de Gaule. Les spectateurs ont ainsi appris qu’il existe quatre types de posture face à l’autre : la supériorité biologique (appelons-la racisme pour faire court), le relativisme culturel (respect des pratiques de l’autre), l’ethnocentrisme (jugement en fonction des règles du groupe auquel on appartient) et l’universalisme. Nos deux amis gaulois, souvent sévèrement traités de franchouillards, font, il est vrai, partie de la troisième catégorie. Le journaliste Patrick Gaumer (photo à droite) prit alors le relais pour décrire le rôle de René Goscinny dans le journal Pilote et la place d’Astérix dans le mensuel.

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19 octobre 2009

Bill Sienkiewicz aime les dictateurs.

Dictateurs01Dictateurs02On connaît Bill Sienkiewicz dessinateur virtuose aux scénarios sombres comme une nuit sans lune. On sait moins que l'auteur de Stray Toaster a une passion pour les dictateurs. En 1989, il accepta volontiers d'illustrer des textes de Dennis Bernstein et Laura Sydell décrivant par le menu le pedigree de 36 dictateurs avec lesquels les Etats-Unis possédaient (ou avaient possédé) des liens, disons, privilégiés. Ces cartes à collectionner réunies sous le titre "Friendly Dictators" sont bien sûr à prendre au second degré. Comme l'indique le sous-titre, ce sont 36 des alliés les plus embarrassants de l'Oncle Sam qui sont présentés ici. 

Grâce aux bons offices de la CIA, nous pouvons donc faire un voyage fabuleux à travers le monde. L'Amérique du Sud et l'Amérique centrale sont deux destinations privilégiées, ce qui ne surprendra personne. Mais l'Asie et l'Afrique réservent également des portraits de choix. A noter qu'il reste un seul dictateur encore en place aujourd'hui, 20 ans après la création des cartes : le sultan de Brunei.

Pour la bonne bouche, voici 4 z'amis issus de trois continents :

Dictateurs03    Dictateurs06

Dictateurs05    Dictateurs04

Avoir placé Hitler dans les friendly dictators me paraît quand même assez culotté. Que certaines sociétés américaines, et non des moindres, aient commercé avec l'Allemagne nazie est une chose. De là à penser qu'Hitler ait été un allié objectif des Etats-Unis est un pas assez énorme que franchissent les auteurs des textes. Pourquoi alors ne pas avoir ajouté Staline dans la liste ? On peut regretter inversement que des joyeux lurons comme le maréchal Tito ou Saddam Hussein aient été exclus de ce club de gentlemen.

Toutes les cartes, et leur texte, sont visibles sur ce site.

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16 octobre 2009

Emotion pour les 50 ans d'Astérix.

Asterix01Affiche_BLUTCHLe 15 octobre dernier, les trois coups de la manifestation "Drôles de Gaulois" furent donnés aux pieds de la grande tour en brique rouge du campus universitaire de Bobigny. Vestige de l'ancienne imprimerie du magazine L'Illustration (la plus grande d'Europe dans les années 30), elle abrite, avec les bâtiments qui lui sont accolés, un IUT depuis le début des années 2000. Blutch n'a pas oublié de la placer en arrière-plan de l'affiche qu'il a réalisée pour l'occasion.

Un lieu chargé d'histoire, parfait pour accueillir une journée en hommage à Astérix. D'abord parce qu'à quelques pâtés de maisons de là se trouve, découverte récente, la plus grande nécropole gauloise d'Europe. Ensuite parce que dans les mêmes parages, un beau jour de 1959, René Goscinny est venu chez Albert Uderzo à la recherche d'un nouveau héros de papier, avec le succès que l'on connaît.

Le temps fort de la journée avait lieu dans le grand amphithéâtre de l'IUT. En compagnie d'Anne Goscinny, la fille du scénariste, Albert Uderzo allait recevoir un doctorat d'honneur des mains de Jean-Loup Salzmann, le président de l'Université Paris 13.
Asterix04Asterix05Visiblement chamboulé par cette proximité avec l'artiste, ce dernier en perdait le fil de sa pensée. Tout juste parvint-il à avouer que sa vocation de médecin avait peut-être germé dans son cerveau d'enfant grâce aux aventures d'Astérix. En lisant les albums, il butait en effet sur le même mot dont il ne comprenait pas le sens. Ce mot tournait tellement dans sa tête qu'il finit par en demander à ses parents la signification. Ce fut une véritable révélation quand ceux-ci lui expliquèrent ce que voulait dire le camp de Laudanum. Et voila comment l'on devient un brillant biologiste, nom d'un petit bonhomme !
Pris par l'émotion, Jean-Loup Salzmann abrégea les discours en soulignant tout de même le point commun entre les deux auteurs et la grande majorité des étudiants de l'Université Paris 13 : des parents issus de l'immigration. Il fit le vœu que l'ascenseur social fonctionnât aussi bien pour ses étudiants que pour les deux artistes, puis remit le diplôme.

Asterix02

Avec une grande élégance, preuve de son réel intérêt pour la série, le président de Paris 13 avait préparé une belle surprise à Anne Goscinny. Un doctorat d'honneur était également remis à titre posthume à René Goscinny. Sous un tonnerre d'applaudissements, l'air devenait soudain plus électrique et les yeux commençaient à briller.

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Albert Uderzo prit alors la parole pour distribuer ses remerciements. Le dessinateur de 82 ans n'en revenait toujours pas d'être ainsi autant célébré. Avec le paradoxe d'être honoré par l'Université alors qui ne possède aucun diplôme. Quand on donna le micro à Anne Goscinny, l'émotion monta d'un cran. "Les mots ne viennent pas facilement, commença-t-elle la gorge un peu serrée. Je sais que ce n'est pas moi, Albert, qui devrait être là à ta droite aujourd'hui. Je suis aujourd'hui une partie de sa voix, je suis un peu de ses yeux. Je vais bien regarder ce diplôme et cette nuit, je vais espérer rêver de lui pour lui raconter la journée. [...] Et je voudrais dire à Albert et à Ada à quel point ils sont importants dans ma vie et à quel point je les aime." Les applaudissements nourris permirent au public de reprendre ses esprits et à Jean-Loup Salzmann d'écraser discrètement une petite larme. Oui, même le grand absent de la journée n'avait pas été oublié dans cette joyeuse et émouvante commémoration.

Images : © Thierry Lemaire.

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11 octobre 2009

Venusdea ou la créativité sans barrière.

logo3logo2Dire que Barbara Canepa déborde de projets est un euphémisme. Après les séries Skydoll, Monster allergy (et son dessin animé), la collection Métamorphose chez Soleil, voici Venusdea, un espace de liberté créatrice pour les artistes européens.

Les fans de Skydoll auront levé le sourcil en entendant le nom de ce nouveau label. Oui, Venusdea est bien l’usine où sont fabriquées les poupées dans la série scénarisée par Barbara Canepa et dessinée par Alessandro Barbucci (dont le tome 4, promis juré, sortira en 2010). Mais au-delà du clin d’œil, quelle est l’idée du projet ? « C’est un projet qui est né il y a plus de trois ans, avant la collection Métamorphose, précise la jeune femme. L'idée est d'avoir un espace où les artistes peuvent s’exprimer sans retenue ! Les projets sont ce qu’ils veulent, jusqu’à l’utopie. Un livre ? Un livre plus un objet ? Un objet (comme une figurine ou un jeu) ? Tout est faisable. Une telle structure existe aux Etats-Unis, en Chine ou au Japon, mais pas en Europe. »

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Nul doute que les trois années passées aux studios Disney comme dessinatrice ont donné quelques idées à cette Italienne originaire de Gênes. « La majorité des artistes qui sont célèbres outre-atlantique sont européens !! Ce n'est pas absurde ? Pourquoi être obligé de s’expatrier ? Sur le modèle des éditeurs américains Dark Horse ou Fantagraphics, l'idée est de faire la même chose ici. Avec des artistes du milieu de l'art, du design, de l'animation. Peut-être même des photographes. Et surtout avec une culture européenne. Une culture vieille de plus de 3000 ans. »

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09 octobre 2009

Les mangas d'avant les mangas.

kamishibai01kamishibai02A Paris, dans les années 30, il y avait à chaque coin de rue ces chanteurs ambulants qui faisaient ronronner leur orgue de barbarie en reprenant les ritournelles à la mode. Et bien dans le même temps, à Tokyo, il y avait les conteurs de kamishibai. Le livre d'Eric Nash paru en septembre et intitulé "Manga kamishibai" rend hommage à ces milliers d'anonymes qui arpentaient les rues avec leur petit théâtre ambulant. A chaque arrêt, des dizaines d'enfants s'agglutinaient pour écouter les formidables histoires racontées par ces conteurs-comédiens qui appuyaient leur discours sur des panneaux dessinés reprenant les étapes clefs du récit. Pour chaque histoire, une douzaine d'images peintes à la main et fournies par des studios de dessinateurs sont tour à tour dévoilées aux spectateurs.

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Chaque séance essayaient de contenter tous les spectateurs avec une succession d'histoires pour filles, pour garçons et pour adultes, sur le modèle des manga shôjo, shônen et seinen apparus après la première guerre mondiale. L'impact sur la jeunesse était assez incroyable puisque Eric Nash évalue à 2500 le nombre de conteurs dans les rues de Tokyo, chacun effectuant jusqu'à une dizaine de séances par jour devant une trentaine d'enfants à chaque fois. Le calcul donne le tournis.

La créativité est également assez étonnante. En 1931, les spectateurs du kamishibai voient ainsi apparaître un kamishibai05kamishibai04squelette qui louche nommé Golden Bat (image de gauche). C'est tout simplement le premier super héros en costume (sept ans avant Superman). Tous les thèmes sont d'ailleurs abordés, de l'aventure à la romance, du récit historique à la science-fiction. Les kamishibai peuvent aussi s'inspirer des dessins animés américains. Les personnages de Walt Disney et Betty Boop sont par exemple très prisés. Avec la montée en puissance d'un gouvernement japonais autoritaire et expansionniste, les kamishibai prennent un ton plus patriotique proche de la propagande (image de droite et ci-dessous).

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Après guerre, soupçonnés parles autorités américaines de véhiculer l'esprit guerrier japonais, les kamishibai sont sérieusement kamishibai07kamishibai08encadrés. Le mode de vie des Etats-Unis y est glorifié (image de gauche). Ils sont même utilisés pour propager à travers le pays l'idée de démocratie. Une fois l'occupation américaine achevée en 1952, fleurissent les récits post-explosion nucléaire (image de droite). L'âge d'or du kamishibai s'achève brutalement avec le développement de la télévision. A la fin des années 50, le déclin est déjà perceptible. Les dessinateurs de ces petits panneaux se reconvertissent alors dans les dessins animés ou les mangas. Dix ans plus tard, les conteurs ont pratiquement disparu. Aujourd'hui, seuls quelques nostalgiques acharnés parcourent les rues de Tokyo avec leur petit théâtre ambulant. En voila un :

Manga Kamishibai sur Amazon

Images : © Nash/La Martinière.

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30 septembre 2009

Holy Crumb ?

crumb01crumb06 Avant la sortie le 22 octobre de son prochain album intitulé La Genèse, Robert Crumb était de passage à Paris pour sa seule conférence de presse en Europe. Il s’est prêté au jeu des questions-réponses avec comme fil rouge un mystère à éclaircir : qu’est-ce qui a bien pu pousser le Pape de l’Underground à illustrer la Bible ?

Sous les applaudissements, Robert Crumb monte sur scène d’une démarche crumb02mal assurée. Répondre à la quarantaine de journalistes présents dans l’auditorium du Centre Pompidou n’est pas un exercice qu’il goûte avec plaisir. Placé entre Jean-Luc Fromental, son éditeur, et Lora Fountain, son agent littéraire, l’artiste se recroqueville sur son siège, fragile et mal à l’aise. Il a 66 ans mais en paraît cinq ou dix de plus. Il vient de passer quatre années sur les 200 pages de « sa » Genèse et la fatigue est aussi bien mentale que physique :

« Je suis épuisé. J’ai mis tellement d’énergie dans ce travail. C’est vraiment dur de dessiner des BD. Et moi, en plus, je suis très concentré sur les détails. Et puis j’en ai marre de la Bible. Au bout d’une trentaine de pages, j’ai commencé à détester mon sujet. »...

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...la suite sur ActuaBD.

La Genèse sur Amazon

Images : © Thierry Lemaire, Crumb/Denoëll Graphic.

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28 septembre 2009

Batman à travers les âges.

Les super-héros aussi ont le droit de relooker leur logo.

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22 septembre 2009

ZOO n°21 dans les bacs.

CouvZoo21La crise qui dure, les vacances qui s'achèvent, les jours qui diminuent, on a tous besoin de rire. ZOO a pensé à nous en concoctant un numéro spécial humour qui va réchauffer les longues soirées d'automne. La poilade commence par un dossier thématique qui passe en revue Fluide Glacial, Bamboo et Dupuis. Elle continue avec les Nombrils, Maurice Tillieux et 43 BD d'humour indispensables choisies par la rédaction.  Les amateurs d'humour russe liront l'entretien avec Iouri Jigounov pour la sortie du tome 11 d'Alpha. Ceux qui n'arrivent pas à décrocher un sourire ne sont pas oubliés pour autant avec un interview de François Bourgeon pour les Passagers du vent et une présentation du festival de Saint-Malo. Les autres se jetteront sur les pages restantes, toutes aussi hilarantes les unes que les autres, sauf peut-être les pubs. 52 pages à parcourir exclusivement en se tenant les côtes.

Pour lire le magazine, rien de plus simple. Il suffit de se rendre sur un des 600 éclats de rire points de distribution en France et en Belgique (Virgin, Espaces culturels Leclerc, FNAC, librairies BD, Lina's café, festivals, universités, cafés littéraires, etc, etc, etc) et retirer un des 100 000 exemplaires. Pour les autres, téléchargez la version pdf sur le site internet.


Pas besoin de trouver une bonne blague pour lire mes contributions au présent numéro, les voici (regardez dans les liens à droite pour lire tous mes articles dans ZOO) :

ZOO21_01   ZOO21_05   ZOO21_04
ZOO21_06a   ZOO21_06   ZOO21_07
ZOO21_08      ZOO21_02

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18 septembre 2009

Un Portfolio à feuilleter absolument à la Bellevilloise

Jeudi soir avait lieu à la Bellevilloise (19-21 rue Boyer, Paris 20ème) le vernissage du premier portfolio12portfolio10Festival des arts graphiques, autrement appelé Portfolio. Le concept est à la fois simple et original : dresser un panorama des arts graphiques en 1000 m². On est d'accord, les arts graphiques, c'est vaste. Le terme englobe aussi bien la bande dessinée que la gravure, l’illustration, le design, la typographie, les tampons, les art toys ou le graff. Mais Portfolio n'a pas la démarche d'un musée ou l'ambition de faire un portrait définitif du sujet. Ici, on parle d'art vivant, de performance, on picore, on découvre. Et pendant les trois jours que va durer le festival, le programme va être particulièrement chargé et alléchant.

Le dessinateur Serge Clerc est à l'honneur. Outre l'affiche du Festival, Portfolio présente une exposition rétrospective de son œuvre.

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30 illustrations pour 30 ans de carrière où l'on suit l'évolution de son trait, d'abord rond comme celui de Giraud, Tardi ou Margerin, puis de plus en plus pointu au fur et à mesure qu'il s'inspire de celui de Jijé.

portfolio03portfolio04Au rayon des expositions, on trouvera également un accrochage d'œuvres de graphistes pour les 50 ans de la police Helvetica, une présentation d'Art toys organisée par Artoyz Paris et un mur de strips. Les collectifs de graphistes seront présents en nombre et réaliseront des performances live. Pourquoi alors ne pas citer Sofarida, collectif multi-disciplinaire qui manie aussi bien la caméra vidéo, la platine et le crayon que l'humour (voir à gauche et à droite) ?

portfolio09Les cinéphiles apprécieront la projection de la fascinante suite de court-métrages d'animation Peur(s) du noir et d’un film sur la police Helvetica. Les mélomanes iront assister chaque soir à un concert illustré (voir à gauche le concert de Bad Mama Dog illustré par Romain Mocelli). Le petit conseil en plus : ne  manquer sous aucun prétexte  Aribo illustré par Jean-Paul Krassinsky vendredi soir.

Impossible également de ne pas visiter le stand de Vincent Sardon encombré portfolio01portfolio02par les impayables tampons qu'il confectionne lui-même. Comment ? Vous ne connaissez pas le tampographe Vincent Sardon ? Alors il est grand temps de se ruer sur son blog pour découvrir l'innombrable gamme de tampons (cliquer ici et dans la colonne de droite). Il y en a bien un qui vous conviendra.

Un festival sans dédicaces serait voué aux gémonies. 72 auteurs dont Serge Clerc, Mathieu Sapin, Bastien Vives, Florence Cestac, Edmond Baudoin, Guillaume Bianco, Jean-Paul Krassinsky, Monsieur le Chien et Jean-Luc Fromental seront donc présents.

Et pour clore cette énumération digne du Festival d'Angoulême, précisons que six tables rondes et deux conférences ponctueront le week-end. Ceux qui m'aiment prendront le train ou le métro pour assister à la table ronde que j'animerai dimanche à 16h00 sur le thème de "l'héritage de la BD franco-belge : ligne claire ou style atome ?" Une conversation à bâtons rompus en compagnie de Benoît Peeters, Didier Pasamonik et Jean-Luc Fromental.

Du 18 au 20 septembre à la Bellevilloise, 19-21 rue Noyer Paris 20ème, entrée payante disponible ici.

Images : © Thierry Lemaire.

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